A la faveur d’un stage de gravure en Puysaye, au Nord de la Bourgogne, avec l’artiste Yannick Charon (https://yannick-charon.jimdofree.com), j’ai réalisé une gravure à partir de dessins d’observation sur le motif. La traduction en estampe d’un croquis ou d’une peinture est un monde à explorer ! La recherche des couleurs m’apparaît infinie elle aussi. C’est pourquoi une fois rentrée chez moi, je me suis attelée à une seconde gravure. Je remarque à cette occasion que ma démarche artistique mûrit, et que les motifs géométriques sont souvent présents, et que le végétal et le minéral parfois se rapprochent. Voici comment j’ai procédé pour réaliser ces deux linogravures : tout d’abord, j’effectue un dessin ou une peinture sur le motif, puis une simplification de celui-ci à l’atelier en préparation de la plaque à graver (étape passionnante). Ensuite je trace le dessin sur la plaque avec un crayon à papier gras (le crayon 8B fonctionne très bien). Vient ensuite la gravure avec les gouges adaptées, suivie d’une première impression pour corriger les imperfections et préciser la gravure finale. Enfin, c’est le moment des séries d’impressions, avec la recherche permanente des bonnes couleurs, au bon endroit, pour donner du relief. L’impression se fait soit à la cuillère, en appuyant en faisant des cercles, ou au baren, tampon arrondi assez dur permettant d’économiser un peu les bras par rapport à la pression à la cuillère. J’ai utilisé plusieurs types de papiers, et compte tenu de la qualité de mes plaques de lino et de celle des encres utilisées (elles ne sont pas idéales), le papier lisse d’un grammage de 160 à 250g/m2 est celui qui permet le meilleur rendu. Cela faisait un moment que je n’avais pas pratiqué la gravure, mais j’aime beaucoup cette technique (même si je trouve cela fatiguant pour le bras). En effet, les deux moments-clés du dessin à graver puis de l’application de la couleur sont très stimulants artistiquement, et ils offrent une surprise à chaque fois. Les imperfections sont parfois très riches. Le moment de la gravure avec les gouges n’est pas ce que je préfère, mais reconnaissons-lui un pouvoir relaxant incroyable. Je remercie chaleureusement Yannick pour ce stage amical, technique et culturel, qui m’a apporté beaucoup ; et un grand merci du coeur à ma douce Stéphanie pour avoir provoqué ce beau moment artistique.












bonjour Delphine. Très intéressant. Pour le marronnier 3, comment as tu réparti les couleurs sur la matrice, au pinceau ? Ou alors tu as fait 3 tampons différents ?
J’aimeAimé par 1 personne
Merci Marielle pour ton intérêt et ton commentaire ! J’ai des rouleaux de tailles différentes. J’ai appliqué l’encre au rouleau, avec des transitions un peu au hasard, ou les couleurs se superposent. Chaque couleur est donc appliquée au rouleau. Bises.
J’aimeJ’aime
ah merci pour le tuyau. Tu me reconcilies avc la linogravure de plusieurs couleurs, car faire plusieurs tampons est un peu rebutant.
du coup je vais m’y remettre.
continue à te regaler avec tes créations et merci de partager. Bises.Marielle
J’aimeJ’aime