L’Oisans bleu silencieux

J’ai glané par-ci par-là quelques fleurs à la faveur de mes randonnées du mois d’août, lorsque je n’étais pas dans le Parc National des Ecrins. Mon objectif était de ramener des souvenirs végétaux, empreints d’impression de grands espaces et de bien-être, et de les immortaliser en tirages de cyanotypes. Le transport puis le séchage des fleurs a été toute une organisation ! J’ai fait beaucoup d’essais une fois rentrée à la maison, et je commence à y voir plus clair sur le type de papier à utiliser, le temps d’exposition, et suis à présent plus à l’aise avec les manipulations, même si mon « atelier » au jardin doit être à chaque fois installé puis rangé. Je trouve mon style, en mouvement, libre et flou ! La prochaine fois, j’utiliserai du papier aquarelle satiné, c’est lui qui donne les meilleurs tirages. L’application de la solution photosensible raconte elle aussi une histoire, sur laquelle se calent les motifs, c’est pourquoi je dois poursuivre mes recherches à ce sujet. En tout cas, j’aime la liberté et l’autonomie que prennent ces motifs au moment de leur révélation au soleil, et la poésie qui s’en dégage, s’adressant à la sensibilité et à la libre interprétation du spectateur. J’ai l’impression d’un moment suspendu et d’une douceur silencieuse.

Laisser un commentaire