Une eau que la peine a salée

Il est ici question de larmes. Une eau que la peine a salée. J’ai été sensible à cette phrase dont la sonorité est évocatrice, tout en douceur. Elle est tirée du poème de Philippe Jaccottet : Les larmes quelquefois montent aux yeux. On peut y trouver une variété d’interprétations, c’est le pouvoir de la poésie. J’ai laissé libre cours à mes gestes, en utilisant les craies grasses aquarellables Neocolor2, que j’aime pour leurs couleurs et leur texture. J’ai imaginé du bleu, mais du rouge s’est invité sur le papier. C’est le chemin que devait prendre cette composition. En voici une première version liquide et silencieuse, noyée sur un papier lisse, et une seconde plus minérale et laissant entrevoir de la lumière, sur un papier plus épais. Je remercie mon amie Hélène pour cette découverte poétique et pour l’espérance.

Une eau que la peine a salée 1 – 2024 – craie grasse aquarellable – 14,8 x 21 cm
Une eau que la peine a salée 2 – 2024 – craie grasse aquarellable – 14,8 x 21 cm

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