Bangor, Ultraviolets

Le soleil, c’est beaucoup dire, car l’été breton bat son plein. Mais les UV suffisent à révéler la couleur typique du cyanotype : entre le bleu cyan et le bleu de Prusse. J’étais en bonne compagnie, avec mes filles, pour découvrir cette technique photographique dans un cadre pittoresque à Bangor, au cours d’un atelier animé par Fannie (atelierpamplemousse.fr). Deux productions, l’une végétale à partir de ce que nous pouvions cueillir sur place, en format A4, puis un dessin personnel sur un petit format rond. Je fais des essais, curieuse de voir le rendu. Sur le sujet floral, j’aime les grains éparpillés, vivants, et la feuille légère, comme une arête de poisson. Je suis déçue par la feuille complètement blanche, dont on ne voit aucune nervure, contrairement à mes attentes, car elle était sûrement trop épaisse. Pour le dessin, j’ai imaginé un paysage montagnard au clair de lune, et j’aime beaucoup les dégradés que procure l’utilisation du crayon graphique, en complément du feutre à l’encre de Chine qui trace des contours très nets (grisés versus blancs francs). Le principe de préparation de la solution photosensible ne nous a pas été montré ni expliqué en détail car les papiers avaient déjà été préparés par Fannie au préalable (la solution doit reposer pendant au moins 2 heures avant d’être appliquée). Mais si j’ai bien compris, il s’agit d’un substrat obtenu à partir de 2 textures chimiques mélangées à de l’eau déminéralisée. On enduit de ce liquide une feuille de type papier aquarelle (au moins 300g), puis on applique dessus, soit directement la composition végétale, soit le dessin sur calque pour la création personnelle. On laisse ensuite reposer au soleil (enfin … à la lumière par temps nuageux). Les rayons ultraviolets font leur œuvre pendant 10 minutes environ. Attention, tout est dans le « environ » car c’est vraiment cela qui va déterminer le résultat final. Comme en photographie, on parle de sous-exposition ou de sur-exposition. Puis on rince la feuille à l’eau claire (repos de 15 minutes environ). Enfin, on laisse sécher les œuvres obtenues. (Ce procédé est décrit en images un peu plus bas). Le résultat est très gratifiant. À présent, j’ai plein d’idées et d’envies, j’aimerais notamment essayer de faire cela avec des négatifs de photographies. On peut même utiliser des acides tanniques ou des substances tanniques (café, thé, vin) pour modifier la couleur bleue initiale. Peut-être une deuxième vie, pas de chat, encore humaine, me permettrait d’assouvir ma soif de découvertes artistiques ! En attendant, je papillonne, et c’est joli quand même un papillon.

Voici les étapes de réalisation d’un cyanotype :

Au préalable, il faut préparer la solution photosensible, laisser reposer, et en badigeonner la feuille qui sera le support de l’œuvre.

4 commentaires sur « Bangor, Ultraviolets »

    1. Oh oui, avec plaisir 👍🏻 et connais-tu le temps d’attente de la préparation avant de l’utiliser ? j’avais compris 2h mais les filles ont compris 1 ou 2 jours.

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