Une première, c’est encore possible à Belle-Ile. En ce mois de mai, mon île-refuge m’a émue, d’abord le bonheur de la voir depuis Quiberon, puis la surprise de la découvrir si verte, et rose, et jaune, tout au long des routes cyclables ou des sentiers de randonnée. Plaisir de chaque instant, dessiner me permet de laisser libre cours à mes pensées, c’est-à-dire penser à rien et à tout. Comme une hygiène quotidienne, en même temps qu’un entraînement régulier, sur des sites variés, j’ai peint ces croquis aquarellés en petits formats (13 x 20 cm ou 14,8 x 21 cm). Quelques-uns ont été réalisés en quelques minutes, ceux plus détaillés en une petite heure. Mais toujours, postée telle une chasseuse de reliefs et de couleurs, j’observais, pour saisir ces lieux sur le vif et m’imprégner de ces moments précieux. J’ai utilisé soit mes craies grasses aquarellables Neocolor2, dont je me suis acheté un joli coffret avant de partir, soit mes godets Rembrandt. Plus quelques traits à l’encre du pigment liner pour accentuer le relief et rendre la rugosité de la roche. Voici de quoi rêver jusqu’à ma prochaine escapade belliloise.









