Huit jours de coupure et de recentrage dans les montagnes suisses. Marche, sport, temps étiré. À la rencontre de paysages étonnants, grandioses, charmants, lunaires, hostiles, accueillants. Où notre place dans le vaste monde vivant n’est plus centrale. Où tout semble si simplement essentiel. Je consigne dans un carnet de voyage les temps forts, découvertes, émerveillements, rencontres humaines, animales ou végétales, petits ou grands événements du quotidien, ainsi que les itinéraires empruntés chaque jour, cols et sommets. Et si j’en ai le temps, je dessine un croquis ou une aquarelle. Je pars, par nécessité, très légèrement équipée : un carnet Moleskine (21 x 13 cm), quelques crayons (graphite, pastel et pigment liner), un pinceau à réservoir d’eau, un stylo 4 couleurs, et un mini-coffret d’aquarelle. Le papier n’est pas vraiment adapté à l’eau, les pages ondulent, mais j’aime ce carnet compagnon de voyage. Je dessine soit sur site, soit d’après photo, en fonction du temps (que j’ai et qu’il fait !). Voici donc ces pages dessinées, avec leur spontanéité, leurs couleurs, leurs élans plus ou moins réussis. Quel beau souvenir lorsqu’il s’agit de s’y replonger pour à nouveau voyager.






